De la contrariété, de la mauvaise foi et de la réconcilliation.
J'étais prête à vous pondre un post hargneux. j'ai passé ma journée les muscles contractés par la contrariété, j'ai beau avoir passé l'après-midi en charmante compagnie, un tour à la librairie, un goûter toast-fromage-confit de mirabelles de Lorraine au vinaigre & au cumin, brownies détournés, thé à la figue, tous mes muscles restaient resserrés autour d'une seule idée : les profs nous prennent pour des *bips*. Une quatrième semaine s'annonçait sans communication entre les profs grévistes-grévistes ou grévistes actifs & les étudiants mobilisés et/ou déboussolés. Se pointer à un cours qui doit avoir lieu et que ne se fait pas, les allers-retours pour rien ou si peu, un cours qui ne doit pas avoir lieu et qui se tient, des cours-topo sur la grève, LA grève depuis 68. L'absence de réelle démocratie dans les AG et le lent, très lent updating des sites internet de la fac, l'impossibilité de savoir en temps réel, stagnation à l'ère du post-it collé sur le mur, l'AG comme seul moyen fixe de savoir et de ne pas pouvoir, la coordination opaque des activités, mais la volonté une et affirmée de continuer, votée. Un réseau de contrariétés qui vous font passer pour une opposante aux yeux des radicaux, alors que vous êtes avec eux ... sauf sur la communication. Et tout d'un coup des mails, de l'information afflue, MOODLE qui prend forme, des conseils, des exos à distance. Soulagement, car cette tension commençait à poser des distances, à raidir la motivation, la colère de cet après-midi me parait à la fois stupide et justifiée, ma mauvaise foi bougonne et mon désir de lutter rayonne, ce que je voulais se tisse peu à peu, nécessité de le reconnaître ici et ailleurs.
L'illustration provient d'un article Télérama sur la condamnation et l'agonie des fillières littéraires, d'il y a 1 ou 2 ans... c'est dire !
1 commentaire:
Il y a aussi l'usure, parce que trois semaines et ça n'évolue pas (dans tous les sens, de tous les côtés et points de vue), et cette attente est épuisante. Pertes de temps et compagnie.
Hier, la manifestation s'est étendue sur les voies du trafic ferroviaire. Bordel à Montparnasse. Train retardé d'une heure.
Vive la Grève! :-(
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