
Hier je suis allée au début de la lecture marathon de La Princesse de Clèves, organisée par les enseignants de Paris-III. Belle initiative, belle attaque ad hominem, dans les règles de l'art. Il y avait des anciens khâgneux qui murmuraient, psalmodiaient le texte, des anciens parcourant un volume jauni, beaucoup de jeunes filles, une grappe de professeurs, des invités ( l'ancien administrateur de la Comédie française Marcel Bozonnet et l'étourdi Louis Garrel ), en somme des Belles Personnes.
Je suis restée deux heures à écouter avec une petite foule -une foulinette- à écouter un beau texte, de belles voix, graves, frémissantes, hésitantes. Il leur a fallu six heures quinze pour achever la lecture, c'est le temps, ou plutôt c'est du temps qu'il faut à la beauté de ce monde pour s'épanouir et se faire comprendre. Moi aussi j'ai "souffert" sur La Princesse de Clèves, c'est peut être mon seul point commun avec l'auteur de ces phrases - article libé en lien-
Je ne garde aucune rancune contre elle malgré ma belle taule à l'ENS (^^) sur ce texte, je n'ai aucun mépris pour la guichetière qui frémirait avec le duc de Nemours, lorsqu'il guette sa belle et sa canne des Indes (^^), je n'ai que de la tristesse à l'égard de ceux qui se privent de la beauté de ce monde et de la colère pour ceux qui veulent nous priver des clés pour y accéder.
Ma note est courte et répétitive, je suis lasse de ce qui se trame à l'université, de l'angoisse qu'ils tissent, de la tristesse des jours sans l'éclat des cours des sages. " Faisons grève pour relire la Princesse de Clèves"
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