
Je préfère nettement le vendredi matin, qui n’est que promesse, calme et volupté dans le petit appartement familial, qui précède l’horrible samedi pragmatique, se nourrir, se vêtir, et pourquoi pas sortir sauf si X ou Y à faire ou à négocier. Le dimanche s’étire, jour de camomille, disserter ou ne pas disserter finalement ceci n’a pas changé, longues lectures et belles ratures. Je, trace des plannings ambitieux qui m’apaisent momentanément, des spirales dans les marges qui font fuir le temps, je bouge les piles de livres de l’est vers l’ouest pour pouvoir voir l’écran du pécé. Le Forum des images qui ouvre, joie joie feu feu, juste au moment où les cours requièrent plus de présence, les partiels qui point le bout de leur nez. J’ai l’impression d’être enfermée dans la grande roue de la concorde : on fait la queue longtemps, les cabines sont chauffées, il y a encore plus de lumière, des faux glaçons sur la paroi, et ça tourne lentement, lentement.
2 commentaires:
Tu sais capturer l'essence des dimanches... Ecriture qui 'croque' la journée, écriture à croquer aussi. Et j'aime le mot 'camomille'
Le dimanche bien souvent s'étire trop rapidement, il file lentement entre les doigts: on ne le voit pas passer, mais on le sent, qui amène une espèce d'amertume à l'arrière-goût de "demain".
Je suis d'accord avec toi: le vendredi, c'est mieux. Sauf si on a le malheur d'avoir un partiel le lendemain.
C'est joli ce que tu dis :)
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