18/04/2009

I'm walking, i'm walking, and there is no end in sight as the moon shines brave and bright.

Je commence à m'ennuyer ferme. C’est dit, c'est avoué. Deux semaines de vacances bien vides, les uns retournent dans leurs vertes provinces, les autres révisent un concours, et il y a ceux avec qui je suis allée tourner une seconde fois place de grève. Porter un badge et tourner en rond ne m'engagent pas à grand-chose, mais j'aime bien être là, ça ne flatte aucun sentiment d'appartenance à une communauté - j'adorais ça en khâgne, c'était comme être un Griffondor ou Amandine Malabulle - mais plutôt que de rester chez moi je préfère marcher, crier "ouououou" avec la folle E., apprendre les slogans à ma petite soeur de gré ou de force. Le temps n'est pas perdu, même si je pourrais en profiter pour lire tout Kant, la Recherche à contretemps, apprendre du vocabulaire en espagnol, chercher un master, c'est le moment de se poser des questions, d'imaginer ce qu'on pourrait proposer pour changer l'air à la S*rbonne, de proposer du changement, des sacrifices, des réductions,des sélections, pour que faire ses humanités ne soit pas réduit à un hobby sur le sacro-saint CV. Le tout en éclatant des tablettes de chocolat, en pressant du citron, en regardant des recettes de soupes de concombre à la menthe. J'étais quasiment bannie de la cuisine dans ma prime jeunesse du fait de ma maladresse idiosyncrasique -ce mot me manquait-, faire la cuisine, passer l'aspirateur même combat, je ne voyais pas l'intérêt, -une scorie de l'éducation féministe reçue ?- sauf le dimanche, avec la belle table, le soufflé qui se dégonfle au mauvais moment et tout. Et puis j'ai vu L. faire de la mousse au chocolat, des indémoulables, du lemon curd, de la tarte tatin, des macarons, ça devenait cosmique de savoir faire des desserts, alors j'ai commencé timidement et hormis le plaisir, la revanche, il y a le calme qu’apporte l’activité, la concentration & la prudence, bien doser, ne rien oublier, l’impatience de voir ce que ça va donner, le petit sourire satisfait, les mains dénouées, le calme là-haut dans la caboche. En attendant la reprise des activités et des assemblées. Toujours entre deux, ça devient difficile de rester sereine, alors hop ! hier j’ai fait des muffins au chocolat. Et je me suis souvenue de ce clip.







Le titre, c'est une strophe d'une chanson de Miss Météores, When the night comes, tout va dans le même sens aujourd'hui.

5 commentaires:

inci a dit…

Oh! Je ne savais pas que j'avais eu une telle influence sur toi ^^ Contente que tu aies pu trouver de quoi t'empêcher de penser...
Perso, quand je parle de cuisine, je pense davantage à ça (clique ici).
Et vive la Ronde! Et puis marcher, ça fait faire du sport. La participation à la Ronde devrait faire partie du programme :-)
Bisous!

mimylasouris a dit…

L'ennui te transforme, on dirait : tu n'as même pas mentionné la dégustation dans le plaisir de cuisiner ! Bon, dès que tu contractes la Izzie-muffin-mania, appelle-moi pour t'en débarrasser et t'arracher à la cuisine.
Mais c'est vrai que c'est relaxant. J'aurais tendance à dire que toute activité manuelle qui sort de l'ordinaire l'est. Ainsi de l'acharnement non thérapeutique contre les escargots - moins glamour mais tout aussi efficace.

Quant à ta vidéo, Inci, elle est tout à fait terrifiante - surtout quand je revois C. le chanter dans les escaliers en remontant en cours, maintenant que je vois à quoi ça ressemble... ^^

inci a dit…

Au fait, très chère Melendili, comment se fait-il que l'horoscope ne soit plus cancer mais gémeaux?

Y. a dit…

Je préconise 3kg de Muffins et autres pâtisseries ultra caloriques pour fêter la fin du concours de Mimy (tu nous inviteras !)

Espérons tout de même ne pas avoir tout notre emploi du temps disponible jusqu'en juin pour faire des gâteaux à cause des acharnés grévistes de la s*rbo**e ; )

la. a dit…

Tu vois, j'existe encore, juste un déménagement, pour retrouver la liberté de l'anonymat.