J’étais assise sur rebord de la baignoire à lire dans les vapeurs humide de la douche achevée des vers somptueux d’un poète américain, lorsque je me suis souvenue que ma sœur avait besoin de la baignoire pour y préparer un thé et teinter les feuilles de son carnet de voyages.
Si seulement tous les moments de la journée pouvait ressembler à ce minuscule instant de grâce gosh…
Certes on ne peut pas passer sa journée en sous-vêtements rose à regarder Marie-Antoinette ou Virgin Suicides, à essayer des manteaux violets soldés, à démêler le pelage du chaton, à rechercher l’épisode 512 de Daria, ou à caresser les couvertures des beaux livres à la librairie. Et il n’y a plus de neige pour refroidir mon café le matin, alors sans nulle poésie j’essaye de déchiffrer mes propres hiéroglyphes sur Nerval, je peine et m’arrête souvent, je préfère presque la coordination et la juxtaposition, c’est presque claire. C’était la première fois que je n’empruntais que des grammaires à la bibliothèque, c’était triste, je venais de passer la matinée entourée d’hommes-calculettes venus réviser au calme, avec juste une page pleine de formules et ces engins, ipod, notebook, calculette, alors que je prenais des notes à la main sur un cahier bleu et que je luttais pour ne pas monter lire des BD à l’étage. Janvier est vide avec juste une trouée de partiels, et je vais droit dans le mur parce que je ne sais plus concentrer mon attention.
3 commentaires:
Les problèmes de concentration sont une plaie, mais au moins, tu as le courage d'ESSAYER de travailler...
Le titre de ton post est joli :-)
"on ne peut pas passer sa journée en sous-vêtements rose à regarder Marie-Antoinette" : le mode binaire blanc-noir de mon tiroir de sous-vêtement ne le permettrait même pas. Mais le pyjama est tout de même plus confort.
J'ai envie d'un bain maintenant, c'est malin. Ou peut-être ai-je envie de n'importe quoi pour ne pas travailler. Est-ce que deux heures de (re)lecture de cours te paraissent aussi le bout du monde ?
Yeah! Simone! XD
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